Ce geste en pleine rue peut désormais vous valoir une amende de 135 €

Publié le 11 octobre 2025 par Emma

Illustration de l’amende de 135 € pour jet de mégot de cigarette sur la voie publique

Un simple mouvement de la main, souvent considéré comme anodin, peut désormais coûter cher. Désormais, jeter son mégot de cigarette sur la voie publique expose à une amende de 135 €. Dans de nombreuses villes, policiers municipaux et agents assermentés intensifient les contrôles, photos à l’appui et procès-verbal immédiat. Les autorités veulent en finir avec un geste qui salit la rue, fragilise les réseaux d’assainissement et met en péril la biodiversité. Sur trottoirs, arrêts de bus, bouches d’égout ou bord d’avenue, le message est le même : plus de tolérance. L’époque du « c’est juste un petit bout de filtre » est bel et bien révolue. Et la note peut vite grimper.

Pourquoi jeter son mégot peut coûter 135 €

Le jet de mégot n’est pas un détail. C’est un déchet toxique, compact, souvent plastique, imbibé de goudrons et de métaux lourds. Jeté sur le trottoir, il finit dans les grilles pluviales, puis dans la rivière, puis dans la mer. Chaque mégot peut polluer plusieurs centaines de litres d’eau. Multipliez ce chiffre par des millions de gestes répétés, et l’addition écologique devient vertigineuse. C’est cette réalité, tangible et coûteuse pour les collectivités, qui justifie le durcissement. Les services de propreté ramassent, filtrent, aspirent, mais ne peuvent tout capter. Le geste individuel fait la différence.

La sanction vise à dissuader, pas à piéger. Les municipalités lancent des campagnes, installent des cendriers urbains, distribuent des cendriers de poche. Rien n’y fait si le réflexe reste le même : écraser du bout du pied, partir. D’où l’amende forfaitaire à 135 €, alignée sur les contraventions de 4e classe. Le principe est clair : qui salit paie, qui prévient évite. C’est le coût réel d’un impact trop longtemps sous-estimé, et désormais assumé comme tel par les autorités.

Ce que dit la loi et comment l’amende est appliquée

Jeter un déchet sur la voie publique, mégot compris, relève d’une contravention de 4e classe avec une amende forfaitaire de 135 €. Sur le terrain, l’agent constate l’infraction, relève l’identité et dresse un procès-verbal. Le paiement peut être immédiat ou effectué ultérieurement. Le montant varie selon la rapidité de règlement : minoré en cas de paiement rapide, majoré si vous tardez. En cas de contestation, un recours s’exerce dans les délais légaux, preuves à l’appui (témoignages, vidéos). Jet depuis un véhicule ? L’immatriculation suffit à enclencher la procédure, le titulaire de la carte grise étant présumé responsable sauf désignation du conducteur.

Situation Montant
Paiement minoré (délais courts) 90 €
Amende forfaitaire 135 €
Amende majorée (retard) 375 €

Certains cas basculent au tribunal, notamment en récidive ou si d’autres infractions s’y ajoutent, avec une amende pouvant atteindre 750 €. Les villes déploient aussi la vidéoverbalisation autour des pôles d’échanges ou zones touristiques. La matérialité du geste compte : abandonner, laisser s’envoler, expulser par la fenêtre, tout est constitutif. Prétendre l’avoir « posé un instant » n’exonère pas. Le cadre légal est désormais robuste, assumé, et largement appliqué.

Impact environnemental et raisons du durcissement

Dans chaque filtre, des fibres de cellulose acétate, des résidus de nicotine, des particules fines. Au sol, le mégot s’effrite, libère des microplastiques, attire les oiseaux, contamine les sols. Il met des années à se dégrader complètement. Un orage suffit pour entraîner des milliers de mégots vers les avaloirs. Les stations d’épuration ne filtrent pas tout. À l’arrivée, ce sont rivières et littoral qui payent, avec des coûts de nettoyage en hausse et des dégâts sur la faune. Pour une ville, le ramassage coûte cher : temps, machines, traitements.

Le durcissement ne sort pas de nulle part. Il répond à une demande citoyenne de rues plus propres, de qualité de vie renforcée, de dépenses publiques mieux employées. Les campagnes pédagogiques ont préparé le terrain, mais le choc des sanctions accélère les changements de comportement. 135 € fixent un seuil clair, lisible, facilement mémorisable. Les entreprises sont aussi encouragées à installer des cendriers à l’entrée et à sensibiliser leurs équipes. Propreté, santé publique, protection de l’eau : trois piliers, une même politique. Le geste blâmé hier est désormais clairement tarifé.

Exceptions, alternatives et bons réflexes

Il n’existe pas d’exception parce qu’aucune poubelle n’est « à proximité immédiate ». La règle est simple : conserver son mégot jusqu’au prochain point de collecte. Un cendrier de poche coûte peu, ne brûle pas, s’ouvre et se ferme d’une main. Les villes multiplient les cendriers urbains, parfois ludiques, avec sondages à deux fentes pour inciter à participer. Un réflexe facile évite une amende lourde. Ne videz jamais un cendrier de voiture sur la chaussée ; c’est verbalisable au même titre. Et non, écraser ne suffit pas : le déchet demeure un déchet.

En cas de verbalisation, gardez votre calme. Demandez l’identité de l’agent, la date, le lieu exact. Vérifiez les mentions sur l’avis. Vous pouvez contester dans les délais indiqués, idéalement avec éléments matériels. Mais la meilleure stratégie reste l’anticipation : repérez les cendriers, gardez un sachet étanche, installez un mini-cendrier dans le sac ou la voiture. Les fumeurs occasionnels sont aussi concernés. Une habitude propre valorise l’image du quartier et évite la spirale : un sol propre dissuade de jeter, un sol sale encourage l’abandon. Le premier geste compte, dans un sens comme dans l’autre.

Jeter un mégot, c’était hier un réflexe banal. Aujourd’hui, c’est un acte sanctionné, pour de bonnes raisons : protéger l’eau, alléger la facture publique, rendre nos rues plus vivables. La règle des 135 € sert de repère net, et chacun peut s’y conformer avec des solutions simples et peu coûteuses. À vous de jouer, dans votre quartier, devant votre immeuble, près de votre arrêt de bus. Un petit geste propre évite un grand coût sale. Prêt à adopter un cendrier de poche, et à encourager vos proches à en faire autant, ou pensez-vous que d’autres mesures seraient plus efficaces ?

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11 réflexions au sujet de “Ce geste en pleine rue peut désormais vous valoir une amende de 135 €”

  1. Comment se passe la vidéoverbalisation pour un jet depuis une voiture ? Si la caméra capte le geste mais pas la personne, l’amende est-elle envoyée directement au titulaire de la carte grise, avec possibilité de désigner le conducteur ensuite ?

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  2. Merci pour l’explication très claire. J’ignorais que c’était une contravention de 4e classe avec paiement minoré à 90 €. Les alternatives sont utiles, surtout le cendrier de poche. Je vais en proposer à mon entreprise pour l’entrée du bâtiment.

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  3. 135 € pour un mégot, ça fait cher le “mini barbecue” ! Entre ça et le filtre qui finit à la mer, autant investir dans un cendrier de poche. Promis, je n’écrase plus rien sur le trotoire. Mon banquier me dira merci.

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  4. Concrètement, pour bénéficier du montant minoré à 90 €, c’est quel délai exact après le PV ? On peut payer sur place par CB avec les agents municipaux, ou il faut attendre l’avis et passer par le télépaiement ?

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  5. Après un ramassage citoyen, on a rempli 3 sacs juste de mégots en 1 heure… C’est incroyaable. Merci de rappeler l’impact sur l’eau et les microplastiques. Je file acheter un cendrier de poche et en offrir à des amis fûmeurs.

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  6. Et les chewing-gums collés au sol, c’est la même contravention ou un autre régime ? J’en vois partout près du métro, c’est une vraie plaie et ça coûte un bras à décoller, non ?

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  7. Ce matin, j’ai vu un automobiliste vider son cendrier sur la chaussée, à un feu. Plaque bien visible. Est-ce que je peux signaler ça quelque part avec une photo, ou mieux vaut appeler la police municipale en direct ?

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  8. J’adore l’idée des cendriers ludiques. Pourquoi ne pas en mettre bcp plus ? Des sondages “chien ou chat”, “mer ou montagne” attirent les fumeurs et réduisent les mégots. Franchement, ça marche mieux que les panneaux moralisateurs, pls continuez !

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  9. En cas de verbalisation injuste, si l’agent refuse de me donner son numéro d’identification, que faire ? Est-ce noté sur le PV, et quels documents ou vidéos sont recevables pour contester dans les délais légaux ?

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  10. Franchement, des rues propres ça change l’ambiance du quartier 🙂 J’ai adopté un mini-cendrier et c’est zéro contrainte. Si on couple sanctions et distribution gratuite lors d’événements, on peut faire baisser la pollution en quelques mois.

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  11. La majoration à 375 € et jusqu’à 750 € en récidive, ça pique. Les entreprises devraient rappeller la règle à l’entrée et installer des cendriers visibles. Un rappel simple à chaque pause clope éviterait bien des amandes… et des trottoirs sales.

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